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Dimanche de la Parole

Publié le 26 janvier 2026

C’est dons aujourd’hui, le DIMANCHE DE LA PAROLE.

La PAROLE, ici, c’est la Parole de Dieu. 

Nous aussi, nous parlons, et c’est heureux, mais que valent nos paroles ?

Aujourd’hui, nous portons une plus grande attention à ce que Dieu dit, à ce que Dieu nous dit : il nous parle. Et si nous ne pouvons le savoir que dans la foi, c’est en écoutant, en répondant à notre manière, qu’il nous arrive de faire l’expérience de cette Parole, qui change la vie.

C’est cette Parole qui nous fait exister vraiment, qui nous constitue enfants de Dieu, quand nous écoutons attentivement et que nous mettons en pratique ce que Dieu dit.

Cette journée, Dimanche de la Parole, a été instituée par le Pape François en 2019, en conclusion du Jubilé de la Miséricorde, 

 – pour nous faire expérimenter cette réalité : l’écoute de la Parole révèle ces richesses de l’Amour de Dieu qui parle à son Peuple et attend une réponse

– pour que la Parole de Dieu soit toujours, et de plus en plus, la source de notre dialogue avec lui. C’est l’essentiel de la vie spirituelle. Le pape François avait voulu que ce dimanche se situe durant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, afin de montrer ainsi que la lecture méditée, partagée, de l’Écriture, nous fait entendre ensemble la Parole de Dieu et nourrit les efforts des chrétiens dans leur marche vers l’unité, et ensemble les chrétiens sont plus ardents à témoigner de l’amour de Dieu, dans un monde qui a bien du mal à construire la paix.

 D’ailleurs, c’est la Parole de Dieu qui est le fondement de la mission de l’Église et de toutes les communautés chrétiennes, et en même temps, son but : annoncer la Parole, avec assurance, avec la force de l’Esprit Saint.

C’est un rappel, pour nous catholiques, que toute notre liturgie, avec les sacrements en particulier, commence toujours par l’écoute de la Parole, avec la lecture des textes de l’Écriture : c’est la source de tout notre chemin spirituel et de la vie communautaire.

Durant notre célébration de ce soir, nous savons dans la foi, que c’est Jésus, le Fils du Père, qui nous appelle, nous rassemble, nous parle et, enfin, se donne  à nous avec la fraction du pain. La Parole et le Geste.

 En concluant cette Semaine de l’Unité, nous aurons à cœur de garder ce qui en a fait l’axe de réflexion et le point d’appui de notre prière : la citation de la lettre de saint Paul aux Éphésiens, chapitre 4, verset 4 :

« Il y a un seul Corps et un seul Esprit, de même que notre vocation nous a appelés à une seule espérance. »

 Que nous gardions le goût de la lecture de la Bible, dans la méditation, la prière à l’écoute du Seigneur qui parle à nos cœurs.

Que nous poursuivions cette manière de nous réunir, parfois, pour lire ensemble des textes bibliques, les méditer, les partager, comme cela se fait dans les équipes fraternelles ou dans les récollections, ou bien pour commencer une réunion, ou encore, comme nous l’avions fait durant le temps de l’Avent, en venant une demi-heure avant l’heure de la messe pour partager sur les lectures du jour.

Il n’est pas nécessaire, ici, de vous rappeler que nous avons, à notre disposition, beaucoup de moyens pour nous nourrir de la Parole et être aidés : la radio RCF, la revue Prions en Église ou Magnificat et d’autres et si vous vous aventurez sur Internet, vous découvrirez que beaucoup d’autres sites et applications sont à la disposition de tous.
Il est important, bien sûr, si nous le pouvons, de rejoindre un groupe d’étude biblique, comme ici et à sainte Eulalie, et surtout à l’Institut Pey Berland (la Maison Saint Louis Beaulieu).

Aujourd’hui dans notre écoute et réflexion, fixons notre attention sur la continuité des textes entre eux : ce que fait et dit Jésus dans les récits évangéliques, c’est pour que soit accomplie la Parole (aujourd’hui par l’action de Jésus en Galilée), que soit accompli ce que le prophète Isaïe annonçait (des siècles auparavant).

Il y a une continuité à chercher dans les textes choisis chaque dimanche, continuité entre la première lecture et l’évangile, continuité aussi de dimanche en dimanche avec la deuxième lecture.

Il y a surtout la continuité entre l’écoute de cette Parole et les décisions de notre vie quotidienne : c’est tout l’enjeu de notre chemin spirituel à l’écoute du Christ et notre vie avec Lui.

Nous relirons le texte d’Isaïe en le mettant en rapport avec sa réalisation par Jésus, venu porter la lumière en Galilée, dans les obscurités de ce pays, par sa prédication, son annonce de la Bonne Nouvelle, sa Parole qui fait vivre et espérer toujours, lorsque nous sommes accablés et dans le doute. 

 Nous ferons nôtres les mots du psaume 26 :

« J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. Espère le Seigneur, sois fort et prend courage; espère le Seigneur. »

Nous garderons mémoire des mots de la Lettre aux Corinthiens pour mieux saisir la suite dans la liturgie des dimanches suivants:

« Le Christ est donc divisé ? » 

« … Le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser mais pour annoncer l’Évangile, et cela, sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ ».  

Le message central porté par Saint Paul c’est que, par sa Croix, Jésus annonce et réalise la paix, le pardon, la réconciliation. Jésus est mort pour réunir dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

Enfin, dans notre méditation, nous nous laisserons imprégner par la gratuité, la générosité du Seigneur Jésus qui appelle ces deux fratries, Simon et André, Jacques et Jean, pour leur faire partager sa mission de Sauveur : « je vous ferai pêcheurs d’hommes » afin de tirer les hommes de la mort et les faire vivre…

Générosité aussi, de la réponse des premiers appelés : « aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent » « Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent. »

Heureux sommes-nous de pouvoir entendre la Parole qui libère et qui sauve. 

Heureux sommes-nous de pouvoir y répondre, avec la grâce de Dieu, et ainsi d’accomplir la Parole de Dieu dans notre vie, d’assurer la continuité entre ce que nous entendons et ce que nous vivons, pour le partager.

C’est notre « suite » aujourd’hui, du Seigneur vivant

Qu’Il nous rende courageux pour partager, aux autres, la Parole, et attentifs à recevoir aussi le témoignage de nos frères et sœurs, par qui, Dieu parle aussi.

Père Daniel Bertaud