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Liane 5 n° 220 – Dimanche 07 décembre 2025

Publié le 15 décembre 2025

On prépare Noël ? Non, nous nous préparons à fêter la Nativité !

C’est curieux, en novembre l’Église nous a proposé  des textes apocalyptiques, et dimanche dernier nous avons entendu qu’il faut nous préparer au dévoilement de la beauté de l’appel de notre Dieu qui est l’aboutissement de sa création à la fin des temps.  

En nous préparant à la fête de son premier avènement, sa Nativité, l’Église nous tourne vers son dernier avènement, la fin de notre vie sur terre et la fin des temps et de l’histoire. 

Aujourd’hui dimanche 7 décembre, Jean-Baptiste nous secoue, nous fait sortir de notre religion de confort : regarde sérieusement ta vie, prépare le terrain pour l’avènement du Christ en ton cœur. Il ne suffit pas de faire une jolie crèche, ton cœur et ton corps unis est concerné !

Pour préparer l’avènement du Seigneur, nourris-toi de la Parole de Dieu, perçois les signes des temps, laisse-toi toucher par cette Parole, sois disponible, ais confiance en Jésus : c’est Dieu qui parle, qui agit. N’attend pas d’autres révélations. Jésus, en parlant de Jean-Baptiste, nous dit que l’on entre vraiment dans une nouvelle ère, d’ailleurs nous comptons les ans à partir de là

Joseph reçoit l’annonciation du Seigneur et fait confiance. Tu crois que son histoire était facile ? Une histoire à dormir debout, c’est peut-être pour ça que le Seigneur lui parle en songe !

C’est le quatrième dimanche de l’avent, le 21 décembre.

Seigneur, Ta Nativité, c’est dur et c’est beau. Ils sont durs ces rochers recouverts de paille pour que tu n’aies ni mal, ni froid. Ils sont sur le dur tes parents, comme aujourd’hui d’autres gens qui ne trouvent pas de place en ce monde et qui comptent sur nous parce qu’ils ont tout perdu en fuyant leur condition de vie impossible dans leur pays ; parce qu’ils sont en guerre, parce qu’ils manquent du nécessaire, parce que leur famille va mal, parce qu’ils ont peur de l’avenir. Chacun de nous en ce monde a ses défis, ses épreuves et ses peurs. 

En même temps, l’avenir, c’est beau ! 

Noël c’est beau … mais c’est tragique. Tragique, mais beau parce que Dieu se révèle à nous dans notre condition humaine qui est tragique, tragique mais pleine d’espérance.

Ne bêtifiez pas en marchant vers Noël, en laissant Emmanuel marcher vers vous. Modérez les mièvreries qui nous éloignent de la réalité des choses, de la réalité des personnes, de la réalité des situations et même de la réalité de Dieu fait homme, Dieu entrant dans l’humus !

Mettons de la beauté pour rencontrer Dieu et des frères et pour lutter contre le mal. La beauté est une belle manière de lutter contre le mal. Vivons un avent pour un à venir renouvelé, comme une vie qui, même dans le tragique et surtout là, cherche le salut (Jésus = Dieu sauve) en combattant dans l’Espérance qui est un puissant moteur de la foi et de la charité.

Le premier dimanche de l’avent nous a tournés vers le dernier avènement du Christ. La célébration de son premier avènement nous démarque d’une société où le mot d’ordre est surtout de se distraire. Ne regardons pas ailleurs pour fuir le temps présent, soyons heureux de la capacité des hommes à agir en réalisant aussi de belles choses.

C’’est chaque jour que le Seigneur vient.

Quand il s’annonce, c’est l’Emmanuel (Matthieu 1,23) Dieu avec nous. 

Au dernier chapitre de l’évangile selon saint Matthieu, à la dernière phrase … c’est Emmanuel, Dieu avec nous jusqu’à la fin des temps ! (Matthieu 28,20)

Aujourd’hui il est là !

Alléluia !

Gérard Faure+